Commissariat aux services en français

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE DE L'ONTARIO

 

Revivre les célébrations de #LSF30

13 janvier 2017

Dans le cadre des célébrations du 30e anniversaire de la Loi sur les services en français, j’ai décidé de faire un billet de blogue bien spécial. Je prends alors le temps de faire un retour sur les célébrations de novembre dernier et surtout sur le colloque présenté à l’Université d’Ottawa le 18 novembre 2016.

Il est clair pour moi que le gouvernement doit aller de l’avant et réviser la Loi puis la mettre à jour pour refléter la réalité d’aujourd’hui. Dans mon rapport annuel intitulé LSF 2.0, j’ai émis une vingtaine de recommandations pour guider le gouvernement dans cette réforme nécessaire. Parmi ces recommandations, je souligne trois volets importants : l’Ontario comme région désignée, l’offre active et la vision intégrée, presque organique de la Loi sur les services en français.

 

Aujourd’hui, je vous présente le premier grand volet :

Régions désignées versus une seule région 

Le processus de désignation est très lourd sur la communauté, et très lent. Le critère de désignation (5 000 habitants ou 10 % de la population qui est francophone) est très vieux et remonte à la commission Laurendeau-Dunton (Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme) – donc presque 50 ans. Les communautés francophones ont beaucoup évolué depuis ce temps, et beaucoup de régions comptent sur les écoles, les garderies et parfois les centres religieux pour assurer la vitalité de la communauté francophone. Les gens s’attendent à ce que le gouvernement puisse leur offrir activement des services dans leur langue. En principe, il ne reste que 20 % de la population francophone à desservir (qui n’est pas dans des régions désignées). Ces gens ne sont pas des citoyens de deuxième classe.

La question des régions désignées est un faux débat – je vous explique pourquoi. Dans une même région désignée, ce ne sont pas tous les points de services gouvernementaux qui offrent des services en français. Le gouvernement a étudié plus précisément la concentration de francophones dans cette région, et a déterminé des points de services qui se retrouvent dans les régions plus denses en francophones.  En ayant la province complète comme région désignée, il est facile de reprendre cet exercice, notamment en se basant sur des indicateurs de vitalité tels que des écoles, des centres de santé communautaires francophones ou réellement bilingues, des résidences pour personnes âgées et autres. En prime, une autre chose qui s’améliorerait, ce sont les affichages sur les autoroutes. Lorsque l’on se promène sur la 401, nous sommes conscients lorsque nous sommes dans une région désignées ou pas ! Les panneaux sont bilingues, puis tout d’un coup, unilingues, et quelque temps après ils redeviennent bilingues. Tout ceci n’a aucun sens.

Par contre, j’apporte un bémol. Il faut demeurer prudent dans l’analyse des points de services, car il est hors de question de perdre des services, surtout dans la réalité de compressions budgétaires. Il ne faudrait pas donner un prétexte aux ministères de revoir à la baisse les points de services nécessaires pour rejoindre la population francophone.

Le temps et l’énergie consacrés par des bénévoles francophones à demander la désignation de leur région sont du temps et de l’énergie qu’ils pourraient mettre ailleurs, dans des causes importantes comme un accès accru en soins de santé. Des situations comme celle d’Oshawa ne doivent plus se produire. Après 9 ans de travail par les gens de la communauté, et toujours pas de désignation faute d’approbation de politiciens locaux, c’est tout à fait inacceptable !

 

François Boileau
Commissaire aux services en français

 

http://csfontario.ca/fr/articles/5977

 

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Le collège Glendon a obtenu sa désignation en vertu de la Loi sur les services en français

 

Mise à jour le jeudi 10 mars 2016 à 17 h 53 HNE

 

Glendon  

Le collège Glendon a été désigné en vertu de la Loi sur les services en français de la province    Photo : Radio-Canada/Félix Brian Corriveau

 

L'Université York à Toronto a obtenu une désignation partielle en vertu de la Loi sur les services en français pour son campus du collège Glendon.

Un texte de Sophie Hautcoeur

 

Dans une mise à jour du 1er mars d'un règlement de la Loi sur les services en français, la province indique que sont désignés : la prestation de programmes par le collège Glendon, les services de soutien aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège et les services non liés aux études qui sont fournis aux étudiants par le collège Glendon, à l'exception des services de stationnement et de sécurité et à l'exception des services fournis par les clubs et organisations étudiants créés par le collège. 

L'Office des affaires francophones de l'Ontario précise que l'Université York est tenue d'offrir les programmes académiques, les services aux étudiants et les services administratifs sur son campus du collège Glendon. 

Ce que ça signifie pour Glendon 

·   L'accès aux services en français doit être garanti selon le principe de l'offre active. 

·     La représentation au conseil d'administration et dans les comités doit refléter la population francophone desservie. 

·     Les francophones doivent être représentés au sein de l'équipe de la haute direction d'une manière équitable et efficace.

·    Le conseil d'administration et la haute direction sont imputables de la qualité des services en français. 

     

 

Source : Office des affaires francophones de l'Ontario

 

Alain Dupuis, directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien croit que cette désignation ne permettra pas d'offrir plus de services ou de programmes en français.

« Il ne faut pas se leurrer, une désignation garantit les services existants, les protège, mais la communauté a été claire. Elle veut plus de programmes et elle veut gérer une université comme on gère des écoles, des conseils scolaires et deux collèges communautaires. »— Alain Dupuis, directeur général du REFO 

« Eux autres veulent s'assurer aussi qu'en désignant les programmes, ces programmes-là vont continuer alors ça leur donne une assurance », a confirmé Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux affaires francophones. « C'est pour justement dire haut et fort qu'on peut avoir des services en français à l'intérieur de cet établissement-là », a-t-elle ajouté. 

« Une bonne nouvelle »

 

C'est un pas dans la bonne direction a estimé France Gélinas la porte-parole du NPD en matière d'affaires francophones. 

« Pour moi c'est du positif. En demandant la désignation, c'est que tu viens de dire ouvertement que ces programmes-là vont être protégés par la Loi sur les services en français. Plus on aura de programmes universitaires en français protégés par la Loi sur les services en français, le mieux ce sera pour la population franco-ontarienne », a-t-elle affirmé. 

Des questions demeurent

 

Selon le règlement de la province « les programmes menant à un grade de baccalauréat ès arts international (i.B.A.) ou à un grade de baccalauréat ès sciences international (i.B.Sc.) » sont exclus de la désignation et que « la désignation effectuée par le paragraphe se limite aux services fournis en personne par le collège Glendon au campus Glendon de l'université », ce qui soulève des questions pour Alain Dupuis. 

Il veut notamment savoir pourquoi ces baccalauréats sont exclus et « si les cours en ligne sont exclus est que ça veut dire que les services de la bibliothèque ou les sites web sont exclus? ». 

« Les désignations sont quand même très vagues et donc c'est ouvert à l'interprétation des établissements », s'inquiète Alain Dupuis qui se demande aussi si à l'intérieur des programmes désignés tous les cours seront offerts en français. « Par exemple un baccalauréat c'est 40 cours pendant quatre ans. Est-ce que ces 40 cours-là sont garantis. Est-ce que si un étudiant n'a pas accès à un cours dans la liste, est-ce qu'il va pouvoir faire une plainte », s'interroge-t-il. 

Le collège Glendon est le cinquième établissement postsecondaire à recevoir la désignation en vertu de la Loi sur les services en français depuis juillet 2013 et le 6e en tout. 

Les autres établissements postsecondaires désignés en Ontario :   

·   Le Collège d'arts appliqués et de technologie La Cité collégiale en janvier 2014 

·   Le Collège Boréal d'arts appliqués et de technologie (Collège Boréal) en mai 2008 

·   L'Université de Hearst en juillet 2013 

·   L'Université Laurentienne de Sudbury en juillet 2014 (désignation partielle) 

·   L'Université d'Ottawa en septembre 2015 (désignation partielle) 

Avec la collaboration d'Eve Caron   

 

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http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2016/03/10/015-glendon-designation-services-francais.shtml  

 


Victoire des conservateurs dans Whitby-Oshawa 

 

Mise à jour le vendredi 12 février 2016 à 1 h 42 HNE 

 

 Lorne Coe

Le chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Patrick Brown (à gauche), et le nouveau député de Whitby-Oshawa, Lorne Coe. Photo :  Radio-Canada/Alex Boissonneault

Les électeurs de Whitby-Oshawa ont parlé : ils ont choisi encore une fois d'être représentés par un député conservateur à l'Assemblée législative de l'Ontario. Lorne Coe, ancien conseiller de la région de Durham, a récolté 53 % des voix. Sa plus proche rivale, la libérale Elizabeth Roy, en a obtenu 27 %.    

Elizabeth Roy

La candidate libérale dans Whitby-Oshawa, Elizabeth Roy.    Photo : Alex Boissonneault 

« Ce n'est pas une défaite, c'est l'occasion d'aller de l'avant. » La candidate libérale Elizabeth Roy a beau dire, mais son visage trahit l'évidence : l'échec est amer. 

La défaite est d'autant plus amère que les libéraux ont fait tout ce qu'ils ont pu pour remporter l'élection. La première ministre Kathleen Wynne a multiplié les visites dans la circonscription et Justin Trudeau lui-même a participé à la campagne.

 

« Évidemment, nous aurions souhaité un résultat différent, mais consolons-nous : nous prendrons notre revanche dans deux ans! »— Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario 

Résultat décevant s'il en est un : les libéraux n'ont récolté que 8900 voix, soit la moitié de ce qu'ont obtenu les conservateurs. 

Les conservateurs jubilent

L'équipe victorieuse a de quoi célébrer, surtout son chef, Patrick Brown, qui, en gardant Whitby-Oshawa dans le giron conservateur, assoit son leadership. 

 

La circonscription était représentée par la conservatrice Christine Elliott jusqu'au mois d'août 2015. Elle a démissionné après avoir perdu la course à la direction de son parti contre le chef actuel, Patrick Brown.

 

« C'est un message fort pour le gouvernement : il fait le contraire de ce que les Ontariens voudraient. »— Patrick Brown, chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario 

Quant au nouveau député, Lorne Coe, il promet de défendre les intérêts de ses électeurs, y compris les Francos-Ontariens. Il a promis durant la campagne de lutter pour qu'Oshawa ait le statut de ville désignée en vertu de la Loi sur les services en français. 

Les autres candidats

La candidate du Nouveau Parti démocratique, Niki Lundquist, a fait mentir les derniers sondages en récoltant 16 % des voix. 

En tout, 529 personnes ont accordé leur appui à l'enseignante au collège Durham et candidate des Verts, Stacey Leadbetter, soit moins de 2 % des voix. 

 

Dix candidats étaient en lice pour cette élection. Whitby-Oshawa compte 111 566 électeurs, selon Élections Ontario, et 29 % d'entre eux ont participé au scrutin.

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2016/02/12/001-whitby-oshawa-conservateur-lorne-coe-partielle.shtml

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Whitby-Oshawa reste dans l’opposition

PUBLIÉ LE 11 février 2016

 

 

WHITBY – Les progressistes-conservateurs de l’Ontario ont gagné leur pari dans Whitby-Oshawa. Le candidat du parti Lorne Coe a réussi sans difficulté à conserver la circonscription de la banlieue métropolitaine dans le camp de l’opposition officielle lors d’une élection partielle, jeudi 11 février.

M. Coe n’a pas mis de temps à s’imposer comme le vainqueur. L’élu de longue date au niveau local a pris les devants dès le dépouillement des premières boîtes de scrutin pour l’emporter au final avec 53% des suffrages exprimés. Il prendra le chemin de la Législature provinciale juste à temps pour la rentrée parlementaire d’hiver, le 16 février.

«Nous allons refaire de l’Ontario, le moteur du Canada. Comme nouveau député, nous allons faire de cette province le meilleur endroit pour faire des affaires et bâtir une famille», a lancé M. Coe dans son discours de victoire. «On assiste à un revitalisation du parti. On amène la province où elle devrait être avec une vision fiscale responsable», a-t-il ajouté.

Lorne Coe a soutenu que le Parti progressiste-conservateur avait «changé» grâce au leadership de son chef Patrick Brown. La formation est dorénavant à l’écoute de la jeunesse et des communautés ethniques, tout en misant sur une gestion responsable de l’économie, selon lui.

Le chef progressiste-conservateur Patrick Brown a signé une double victoire dans Whitby-Oshawa, son premier vrai test aux urnes. Dans un premier temps, il a pu garder sous son aile l’un des deux seuls bastions de son parti dans la grande région de Toronto. Et dans un deuxième temps, il a pu asseoir un peu plus sa crédibilité en tant qu’homme fort de l’opposition à Queen’s Park et en tant qu’aspirant sérieux au pouvoir.

«Ce soir, les citoyens ont envoyé un message fort aux libéraux. On a dit à la première ministre que les citoyens méritaient mieux! Ils méritent mieux pour le secteur de l’automobile et ils méritent mieux que des augmentations des coûts de l’électricité», a déclaré M. Brown devant ses partisans. «Les libéraux ont mené une campagne négative pour masquer la faiblesse de leur bilan», a-t-il ajouté.

Le chef de l’opposition officielle à Queen’s Park n’a pas manqué de souligner l’augmentation des appuis progressistes-conservateurs dans la circonscription par une dizaine de points, par rapport au dernier scrutin.

Les électeurs de Whitby-Oshawa votent «bleu» depuis 1995.

  «Nous n’avons pas fini»

La candidate libérale Elizabeth Roy, une autre élue locale, est montée sur la deuxième marche du podium avec 28% des voix. Une défaite amère pour le parti au pouvoir à Queen’s Park, qui croyait avoir une bonne chance de ravir à l’opposition l’une de ses meilleures terres de chasse. La première ministre ontarienne Kathleen Wynne et quelques-uns de ses ministres influents ont visité plusieurs fois le comté. Le premier ministre canadien Justin Trudeau les a rejoints pour un rassemblement partisan, à deux jours du scrutin.

«Évidemment, nous aurions tous voulu qu’il en soit autrement ce soir. Mais nous avons créé un dialogue dans cette communauté, qui n’avait pas lieu avant cette élection partielle. C’est un grand accomplissement», a déclaré Mme Wynne, déçue, devant ses partisans. «Nous n’avons pas fini. Nous n’avons pas fini», a ajouté Mme Roy, laissant entrevoir un match de revanche en 2018.

La candidate néo-démocrate Niki Lundquist, qui a fait campagne contre la privatisation du fournisseur d’électricité Hydro One, s’est contentée d’une lointaine troisième place avec 16% des suffrages. L’avocate dans le milieu syndical a encaissé sa défaite avec des partisans et quelques élus de son camp, mais sans sa chef Andrea Horwath, qui avait pourtant visité plusieurs fois les électeurs de Whitby-Oshawa dans l’espoir d’y provoquer la surprise.

«D’une porte à l’autre, nous avons entendu les gens nous dire qu’ils veulent arrêter la vente d’Hydro One et bien que cette campagne soit terminée, la bataille continue pour arrêter cette vente à courte vue», a relancé Mme Horwath par le biais d’un communiqué en fin de soirée, le 11 février.

La candidate verte Stacey Leadbetter a récolté un peu moins de 2% des voix.

Le taux de participation a été de 29% seulement.

La circonscription de la banlieue de Toronto était sans représentation à Queen’s Park depuis la démission de la progressiste-conservatrice Christine Elliott, à la fin de l’été 2015. L’ancienne députée avait brigué sans succès la chefferie de son parti, contre Patrick Brown, quelques mois avant son départ de la Législature. Elle a depuis décroché le poste d’Ombudsman de la santé de la province.

  Désignation d’Oshawa 

Les enjeux francophones se sont taillé une place dans la campagne électorale dans Whitby-Oshawa, alors que la minorité francophone de l’endroit cherche depuis 2009 à obtenir la désignation de la Ville d’Oshawa en vertu de Loi sur les services en français de l’Ontario.

Les trois principaux candidats ont donné leur appui à une désignation «discrétionnaire» qui garantirait des services provinciaux aux francophones d’Oshawa et des alentours même s’ils ne sont pas suffisamment nombreux au sens de la loi. Mais aucun d’entre eux n’a pris d’engagement clair pour faire avancer le dossier, qui demeure bloqué par des élus locaux qui craignent d’écoper d’une facture additionnelle.

Seule la chef néo-démocrate Andrea Horwath a dit voir d’un bon œil que l’Ontario dépoussière un peu sa Loi 8 de 1986 et, en particulier, les critères de désignation des régions où des services provinciaux sont offerts dans la langue de la minorité.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org|@fpdufault 

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org|@etiennefg 

http://www5.tfo.org/onfr/whitby-oshawa-reste-dans-lopposition/ 

 

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#ONfr – Émission du 28 janvier 2016 

PUBLIÉ LE 28 JANVIER 2016

 

 

 

Les dés sont lancés dans Whitby-Oshawa. Les électeurs de la circonscription de la banlieue de Toronto seront appelés aux urnes le 11 février pour choisir un nouveau député provincial. Il s’agit d’un premier test électoral pour le nouveau chef progressiste-conservateur Patrick Brown. Il s’agit aussi d’un test pour la communauté francophone de l’endroit, qui tente de faire désigner la Ville d’Oshawa en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario. 

 

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Loi 8: un appui pour Oshawa mais sans passe-droit  

PUBLIÉ LE 4 FÉVRIER 2016

 

La ministre Madeleine Meilleur et son adjointe parlementaire Marie-France Lalonde sont venues avec la candidate libérale Elizabeth Roy à la rencontre de la communauté francophone de la région de Durham, à une semaine d'une élection partielle dans Whitby-Oshawa. François Pierre Dufault 

WHITBY – À une semaine d’une élection partielle dans la circonscription de Whitby-Oshawa, les responsables de la francophonie dans le gouvernement libéral de l’Ontario promettent de «continuer à travailler» pour que les francophones de la région de Durham puissent un jour avoir accès à des services provinciaux dans leur langue. Mais il n’y aura pas de passe-droit. Il faudra un consentement unanime des élus de l’endroit, même si c’est là que le bât blesse depuis sept ans.

«Il y a des embuches. Mais les embuches ne nous font pas peur. Il faut continuer à travailler», a exhorté Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, en marge d’une table ronde avec des francophones dans une école de Whitby, mercredi 3 février en soirée. «Nous essayons de travailler avec les politiciens.»

Les francophones de la région de Durham cherchent depuis 2009 à obtenir une désignation de Queen’s Park qui leur garantirait à Oshawa des services provinciaux dans leur langue. Mais ils en sont incapables parce qu’ils n’ont pas les appuis unanimes des élus locaux et provinciaux dont ils auraient besoin pour recevoir une désignation discrétionnaire, n’étant pas suffisamment nombreux au sens de la loi.

Quelques élus locaux, dont Roger Anderson, le président du conseil régional de Durham, s’opposent bec et ongles à une désignation pour des questions d’argent. Ils ne veulent pas écoper de la facture des services en français que l’administration régionale pourrait devoir offrir au nom de la province, comme des services de garde d’enfants et des services sociaux.

L’enjeu de la désignation d’Oshawa en vertu de la Loi 8 de 1986 s’est taillé une place dans Whitby-Oshawa, où un peu plus de 146000 électeurs, dont près de 3000 francophones, seront appelés aux urnes le jeudi 11 février. Ce n’est probablement pas un hasard si la ministre Madeleine Meilleur et son adjointe parlementaire Marie-France Lalonde sont venues avec la candidate libérale Elizabeth Roy à la rencontre de la communauté francophone de l’endroit, à une semaine du scrutin.

À la vingtaine de francophones présents à la rencontre, quelques-uns unilingues, Mme Roy a suggéré d’assembler un «plan d’affaires» pour rassurer les élus locaux qui s’inquiéteraient des coûts d’une désignation. «Nous devons comprendre pleinement quels sont les enjeux et quels seraient les coûts», a-t-elle relancé plus tard à #ONfr, promettant du même souffle de solliciter au plus vite une rencontre avec M. Anderson pour tenter de le rallier à la cause.

«Les ministères qui ont pignon sur rue à Oshawa embaucheraient des employés bilingues. Ça ne coûterait pas plus cher. La municipalité régionale de Durham pourrait faire la même chose», a avancé Mme Meilleur, le 3 février. «Il n’y a pas de frais supplémentaires si vous embauchez des gens bilingues.»

 

«Essoufflant» 

Mais, à mots couverts, des francophones de Durham se demandent si des chiffres viendront bel et bien à bout de la mauvaise foi qui semble, à leurs yeux, animer certains opposants à l’offre de services provinciaux en français dans la région-dortoir à l’est de Toronto.

«C’est essoufflant», a laissé tomber André Savard, un résident francophone de la région de Durham depuis plus de 25 ans, présent à la table ronde avec le clan libéral par vidéoconférence. «J’ai l’impression que tout ce qui nous empêche d’être désignés, c’est un individu», a-t-il jeté dans la mêlée, visant sans le nommer le président du conseil régional.

Quoi qu’il en soit, Roger Anderson devra faire partie de l’équation. Et sur ce point, Madeleine Meilleur est catégorique: aucune désignation discrétionnaire ne sera accordée à Oshawa sans l’appui des élus régionaux de l’endroit.

Le gouvernement libéral de Kathleen Wynne n’aurait, par ailleurs, pas dans ses cartons de modifier la Loi 8 de 1986 pour faciliter l’accès aux services en français aux quelque 15% de francophones de l’Ontario vivant toujours à l’extérieur d’une région désignée. «La prochaine étape serait la province bilingue et je ne pense pas que nous sommes rendus là», a fait valoir Mme Meilleur à#ONfr.

Deux régions ont jusqu’ici reçu de Queen’s Park une désignation discrétionnaire en vertu de la Loi sur les services en français: Kingston en 2009 et Markham en 2015.

«Tous les employés des ministères provinciaux à Oshawa seraient bilingues aujourd’hui si (la désignation) avait eu lieu en 2009», a fait remarquer Sylvie Landry, la présidente de l’ACFO de Durham-Peterborough, qui porte avec M. Savard et quelques autres, le dossier de la désignation à bout de bras depuis sept ans.

Les deux autres principaux candidats à l’élection partielle dans Whitby-Oshawa, le progressiste-conservateur Lorne Coe et la néo-démocrate Niki Lundquist, se sont eux aussi prononcés en faveur d’une désignation pour Oshawa. La chef néo-démocrate Andrea Horwath a dit voir d’un bon œil une éventuelle révision de la loi qui célébrera son 30e anniversaire à l’automne.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org|@fpdufault 

 

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Le NPD pour la désignation d’Oshawa et une révision de la loi

La candidate néo-démocrate Niki Lundquist et sa chef Andrea Horwath ont dénoncé la privatisation d'Hydro One avec Amanda Conway, une résidente de Whitby dont la facture d'électricité a bondi de 160$ en un an.

WHITBY – Le Nouveau Parti démocratique (NPD) dit appuyer sans réserve la désignation de la Ville d’Oshawa en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario et sa chef Andrea Horwath verrait d’un bon œil que la province revisite le texte de loi à l’aube de ses 30 ans. 

 

«Je suis en faveur d’une désignation», a confirmé à #ONfr la candidate néo-démocrate Niki Lundquist en marge d’un point de presse dans la circonscription de Whitby-Oshawa, vendredi 29 janvier. «Nous vivons dans un pays bilingue. Il me semble que c’est important d’avoir accès à des services en français et en anglais.»

 

Niki Lundquist emboîte ainsi le pas à ses rivaux, la libérale Elizabeth Roy et le progressiste-conservateur Lorne Coe, qui se sont eux aussi exprimés publiquement en faveur d’une désignation d’Oshawa en vertu de la Loi 8 de 1986. 

 

Les électeurs de Whitby-Oshawa, dans la banlieue métropolitaine, seront appelés aux urnes le jeudi 11 février pour choisir un nouveau député provincial. 

 

Les francophones de la région d’Oshawa cherchent depuis 2009 à obtenir une désignation de Queen’s Park qui leur garantirait un éventail de services dans leur langue. Mais n’étant pas suffisamment nombreux au sens de la loi, il faudrait le consentement unanime des élus régionaux et provinciaux pour que la ville obtienne une désignation discrétionnaire.   Et c’est là que le bât blesse. Certains élus locaux s’opposent bec et ongles à une désignation pour des questions d’argent, disent-ils. 

 

Pour la chef néo-démocrate Andrea Horwath, le combat que livrent les francophones d’Oshawa depuis sept ans pour la désignation de leur ville montre bien les limites de la Loi sur les services en français. «Une des raisons pour lesquelles nous devons (revoir la loi) est cette lutte que nous voyons dans cette région en particulier», a-t-elle précisé à #ONfr. «Le public a un coup d’avance sur les politiciens». 

 

La députée néo-démocrate France Gélinas milite elle aussi depuis quelques temps à Queen’s Park pour une révision de la Loi 8 de 1986 qui célèbrera son 30e anniversaire à l’automne. L’élue de Nickel Belt revisiterait en particulier les critères d’admissibilité des régions désignées. 

  

 

Privatisation de l’«hydro» 

 

Si les enjeux francophones se sont taillé une place dans la campagne électorale dans Whitby-Oshawa, le principal cheval de bataille du NPD demeure la privatisation controversée par le gouvernement libéral du fournisseur d’électricité Hydro One. Une privatisation qui, selon la deuxième opposition, risque de faire gonfler encore plus des tarifs d’électricité déjà inabordables pour bien des ménages. 

 

«Des aînés me disent qu’ils doivent choisir entre faire l’épicerie et payer leur facture d’électricité», a dénoncé Niki Lundquist, une avocate dans le milieu syndical, lors d’un point de presse dans une résidence de Whitby. «Notre système d’électricité ne devrait pas se retrouver entre les mains du secteur privé. Ce n’est pas dans notre meilleur intérêt», a ajouté Andrea Horwath. 

 

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org |  @fpdufault 

 

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Message de la présidente de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones, Madame Mélinda Chartrand, dans leur publication Le Bulletin, Janvier 2016.

 

Mot de la présidente

 

Nous sommes heureux de vous dévoiler dans ce numéro de janvier que ce sera sous le thème de l’engagement qu’aura lieu le prochain congrès annuel de la FNCSF.

 

L’engagement est au cœur des actions qui motivent nos conseillers scolaires. Cet engagement déborde même souvent du cadre de l’éducation en langue française. C’est le cas pour la conseillère Sylvie Landry du Conseil scolaire Viamonde qui depuis 6 ans se bat pour obtenir la désignation bilingue par la province de l’Ontario de la région de Durham, en banlieue de Toronto.

Sous le parapluie de l’Association canadienne-française de cette région, Madame Landry ainsi que d’autres membres de la communauté francophone ont dû récemment prendre une décision difficile. Ils ont renoncé à une désignation de la région en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario pour concentrer leurs efforts sur la Ville d’Oshawa dans un esprit d’un vaut mieux que deux tu l’auras.

 

Ceux qui, lors du congrès annuel de 2014 de la Fédération à Niagara Falls, avaient assisté à l’atelier donné par Madame Landry sur le sujet avaient pu constater les procédures laborieuses menées par la communauté francophone pour faire avancer le dossier.

 

Cet engagement exemplaire n’est pas un cas isolé chez nos conseillers. Pensons à la conseillère Diane Doré du  Conseil des écoles catholiques du Centre-Est à Ottawa qui soumettait il y a un peu plus d’un an une résolution demandant que la FNCSF appuie le mouvement. 

 

 

Ottawa pour une ville bilingue.

 

Une vision éthique s’appuyant sur des principes clairs multiplie les chances de succès de toute démarche d’engagement d’un organisme.  En ce début d’année 2016, il est bon de rappeler qu’au sein de la FNCSF, cette vision est animée par des valeurs de leadership, de collaboration, d’amélioration continue, d’intégrité, d’équité ainsi que de communication.  Les membres de la FNCSF font ainsi preuve de leadership quand ils parviennent à se rassembler pour parler d’une voix forte et d’agir de manière concertée. 

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DÉSIGNATION D’OSHAWA: TOUT LE MONDE EST POUR, MAIS ÇA NE SE FAIT PAS

ONTARIO FRANÇAIS

Par François Bergeron   – Semaine du 26 janvier au 1 février 2016

  

De la première ministre Kathleen Wynne à la députée néo-démocrate France Gélinas, en passant par les candidats libéral et progressiste-conservateur à l’élection partielle du 11 février dans Whitby-Oshawa, plusieurs personnalités politiques se sont prononcées récemment en faveur de la désignation de la Ville d’Oshawa sous la Loi des services en français.

Représentée notamment par l'ACFO de Durham-Peterborough, qui pilote ce dossier depuis 2009, la communauté francophone réclame cette désignation, idéalement pour toute leur région, mais plus récemment pour la seule ville d’Oshawa, qui en ferait la 27e juridiction de la province à devoir se plier à la Loi sur les services en français.

Markham a été désignée l’été dernier, ce qui signifie qu’à partir du 1er juillet 2018, tous les ministères et agences gouvernementales auront l’obligation d’y offrir des services en français équivalents à ceux offerts en anglais.

Juste la ville d’Oshawa

Les élus régionaux de Durham (huit municipalités de la banlieue est de Toronto) s’opposent jusqu’à maintenant à toute désignation pour des questions financières. C’est en mai 2013 que l’administration de la région de Durham avait remis un rapport défavorable, entériné par les élus.

Les francophones de Durham n’étant pas suffisamment nombreux au sens de l’interprétation traditionnelle de la loi (5000 personnes dans un centre urbain ou 10% de la population d’une région), le gouvernement provincial ne veut pas procéder seul dans ce dossier. Les francophones ciblent maintenant la ville d’Oshawa, où ils pourraient obtenir gain de cause plus rapidement.

«Tous les acteurs politiques sont bien informés de la demande de la communauté francophone d’Oshawa», indiquent, dans un courriel à L’Express, la présidente de l’ACFO-DP, Sylvie Landry, et le responsable de son comité sur la désignation, André Savard.

La demande de désignation de la ville d’Oshawa est fondée, dit-elle, sur «la présence et l’engagement des francophones de la région de Durham depuis plus de 50 ans».

«À elle seule, la région d’Oshawa-Whitby compte des écoles élémentaires et secondaire, une institution financière, des garderies, un centre culturel, une paroisse et de nombreuses organisations qui veillent à soutenir et à offrir des services à la communauté francophone. La désignation assurerait la pérennité de notre communauté francophone d’Oshawa.»

«Somme toute, la désignation de la ville d’Oshawa tient maintenant à une volonté politique et à la reconnaissance de la dualité linguistique canadienne.»

Selon Sylvie Landry, le gouvernement provincial n’a pas à attendre le feu vert des élus locaux.

Révision de la Loi

L’élection partielle du 11 février permettra de remplacer la députée Christine Elliott, qui a démissionné après sa défaite aux mains de Patrick Brown dans la course à la direction du Parti PC. Elle a été nommée récemment au poste nouvellement créé d’ombudsman des patients de l’Ontario.

La candidate libérale Elizabeth Roy et le progressiste-conservateur Lorne Coe ont donné publiquement leur appui au projet de désignation de la Ville d’Oshawa. La candidate néo-démocrate Niki Lundquist y serait elle aussi favorable, selon l’émission #ONfr de TFO.

Jennifer French, la députée néo-démocrate provinciale du comté voisin d’Oshawa, appuie elle aussi la désignation.

Le NPD milite d’ailleurs à Queen’s Park pour une révision de la Loi sur les services en français – dont on célébrera bientôt le 30e anniversaire – et des critères d’admissibilité des régions désignées.

D’autres organismes, comme l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, font aussi valoir que l’adoption du bilinguisme officiel pour toute la province remplacerait avantageusement le système des régions désignées.

Occasion manquée

Quand Markham avait été désignée, le 30 juin 2015, suite à des démarches de l’AFRY, l’Association des francophones de la région de York, le commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau, avait blogué: «Prochain arrêt: Oshawa».

«Dans les deux villes», faisait-il valoir, «on retrouve une forte population multiculturelle, garante de vitalité, composée de nouveaux arrivants francophones, à une heure où le visage de la province change et se diversifie.»

«Le gouvernement a manqué une belle occasion», selon lui, de désigner Oshawa en même temps que Markham. «On comprend mal pourquoi Oshawa n’est pas encore désignée… On ne peut que souhaiter que la prochaine occasion sera la bonne.» 

 http://www.lexpress.to/archives/16307/ 
 

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Loi 8: Lorne Coe appuie la désignation d’Oshawa 

 

PUBLIÉ LE 21 JANVIER 2016

 

 

Le candidat Lorne Coe, flanqué à droite de la députée Laurie Scott et à gauche de la militante contre le trafic humain Timea Nagy, tentera de garder la circonscription de Whitby-Oshawa dans le giron du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.     

  

TORONTO – Après la première ministre Kathleen Wynne et sa candidate Elizabeth Roy dans Whitby-Oshawa, où se dispute une élection partielle, c’est au tour du candidat progressiste-conservateur Lorne Coe de donner publiquement son appui à un projet de désignation de la Ville d’Oshawa en vertu de Loi sur les services en français de l’Ontario. 

La campagne de M. Coe a confirmé à #ONfr le soutien du candidat progressiste-conservateur à la désignation d’Oshawa en vertu de la Loi 8 de 1986, jeudi 21 janvier, après plusieurs jours de réflexion sur la question. 

«Lorne Coe soutient l’initiative des communautés francophones d’avoir la Ville d’Oshawa désignée en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario», a fait savoir le Parti PC dans un échange de courriels en français. «Les francophones ont contribué à bâtir une province qui est riche en culture et en histoire», ajoute-t-on. «Le gouvernement doit répondre aux exigences de la communauté franco-ontarienne ici, à Oshawa.» 

L’opposition officielle à Queen’s Park rappelle du même souffle que son chef Patrick Brown appuie la création d’une université franco-ontarienne. 

Les électeurs de Whitby-Oshawa seront appelés aux urnes le jeudi 11 février pour élire un nouveau député provincial. La circonscription de la banlieue métropolitaine demeure sans représentation dans la Législature depuis la démission de la progressiste-conservatrice Christine Elliott, fin août 2015. 

Les francophones de la région de Durham cherchent depuis 2009 à obtenir une désignation qui leur garantirait un éventail de services de la province dans leur langue. Ils auraient aimé dans un premier temps que toute la région soit désignée, mais, devant le refus de certains élus locaux, se sont rabattus seulement sur Oshawa dans l’espoir de rendre le projet moins contentieux. En vain. 

  

Désignation discrétionnaire 

Le conseil régional de Durham, qui représente huit municipalités de la banlieue est de Toronto, s’oppose à toute désignation sur son territoire pour des questions d’argent. «Il y a des coûts importants à ça et nous ne sommes pas prêts à les absorber», avait fait valoir à #ONfr le président Roger Anderson, fin septembre 2015. 

Les francophones de Durham n’étant pas suffisamment nombreux au sens de la loi, il faudrait le consentement unanime des élus régionaux et provinciaux de l’endroit pour qu’Oshawa obtienne une désignation discrétionnaire de Queen’s Park comme ce fut le cas pour Kingston en 2009 et Markham en 2015. 

La première ministre Kathleen Wynne dit soutenir le projet de désignation d’Oshawa en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario et la candidate libérale Elizabeth Roy s’est montrée ouverte, si élue, à poursuivre les pourparlers avec les élus locaux et régionaux pour faire avancer le dossier. 

La candidate néo-démocrate Niki Lundquist serait elle aussi favorable à une désignation discrétionnaire, selon nos informations. Sa formation milite à Queen’s Park pour une révision de la Loi 8 à l’aube de ses 30 ans, en particulier les critères d’admissibilité des régions désignées. 

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org |@fpdufault

http://www5.tfo.org/onfr/loi-8-lorne-coe-appuie-la-designation-doshawa/  

 

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Loi 8: Oshawa sur le radar de Wynne

PUBLIÉ LE 19 JANVIER 2016 

 

La première ministre Kathleen Wynne avec la candidate libérale Elizabeth Roy dans Whitby-Oshawa.

WHITBY – L’élection partielle dans Whitby-Oshawa est une bonne occasion d’«avoir une discussion» sur un projet de désignation de la Ville d’Oshawa en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario, affirme la première ministre Kathleen Wynne.

«Je soutiens cette désignation», a déclaré Mme Wynne à la presse en marge d’un discours devant des gens d’affaires à Whitby, mardi 19 janvier. «Je trouve très intéressant que nous ayons cette discussion dans le sud de l’Ontario. Parfois, nous avons l’impression que la francophonie vit dans le nord (et l’est) de la province. Mais la population ici grandit.»

La chef libérale à Queen’s Park et sa candidate Elizabeth Roy disent vouloir poursuivre les pourparlers avec les élus locaux et régionaux pour faire avancer le dossier de la désignation d’Oshawa, qui garantirait à la population francophone de l’endroit tout un éventail de services de la province dans la langue de la minorité, et dont les premières démarches remontent à 2009.

«Nous devons avoir une conversation sur les coûts de cette désignation pour la communauté. C’était à la base des dernières discussions du conseil régional (de Durham) à ce sujet. Nous devons travailler ensemble», a fait savoir à son tour Mme Roy, elle-même une élue régionale dont le conjoint est francophone et les trois enfants fréquentent une école de langue française.

Les électeurs de Whitby-Oshawa se rendront aux urnes le jeudi 11 février pour élire un nouveau député provincial. La circonscription de la banlieue métropolitaine demeure sans représentation dans la Législature depuis la démission de la progressiste-conservatrice Christine Elliott, fin août 2015.

La communauté francophone de Durham souhaite depuis longtemps obtenir une désignation en vertu de la Loi 8 de 1986. Elle aurait aimé dans un premier temps que toute la région soit désignée, mais, devant le refus de certains élus régionaux, s’est rabattue seulement sur Oshawa dans l’espoir de rendre le projet moins contentieux. En vain. 

Opposition

Le conseil régional de Durham, qui représente huit municipalités de la banlieue est de Toronto, s’oppose à toute désignation sur son territoire pour des questions d’argent. «Nous voulons être inclusifs. Mais il y a des coûts importants à ça et nous ne sommes pas prêts à les absorber», avait fait valoir à #ONfr le président Roger Anderson, fin septembre 2015.

Les francophones de Durham n’étant pas suffisamment nombreux au sens de la loi, il faudrait le consentement unanime des élus locaux, régionaux et provinciaux de l’endroit pour qu’Oshawa obtienne une désignation discrétionnaire de Queen’s Park comme ce fut le cas pour Kingston en 2009 et Markham en 2015.

«Cette discussion est très importante», a signalé Mme Wynne à #ONfr.

Le candidat progressiste-conservateur Lorne Coe, un autre élu régional de Durham, disait aux dernières nouvelles poursuivre son étude du projet de désignation d’Oshawa en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario avant de se prononcer pour ou contre.

La néo-démocrate Niki Lundquist serait pour sa part favorable à une désignation discrétionnaire, selon nos informations. Sa formation milite à Queen’s Park pour une révision de la Loi 8 à l’aube de ses 30 ans, en particulier les critères d’admissibilité des régions désignées. 

Lutte serrée?

Le Parti progressiste-conservateur a la mainmise sur  Whitby-Oshawa depuis 1995. Mais la victoire n’est pas acquise pour autant à la troupe de Patrick Brown qui doit défendre là l’ancien fief de Christine Elliott, ex-lieutenant du parti qui a aussi prétendu à la chefferie en 2015.

Un récent sondage Mainstreet Research donne l’avantage à M. Coe avec 49% des intentions de vote. Mais, avec encore 27% d’indécis, le vent pourrait toujours tourner en faveur de Mme Roy qui s’approprierait d’ores et déjè 40% des appuis. Loin derrière, Mme Lundquist récolterait pour sa part 8% des suffrages.

À Whitby devant des gens d’affaires, Kathleen Wynne n’a donc pas ménagé ses rivaux progressistes-conservateurs et néo-démocrates, qu’elle a accusés d’«opportunisme politique» dans le dossier controversé de la vente de l’ancien fournisseur public d’électricité Hydro One pour investir dans l’infrastructure de la province.

La chef libérale à Queen’s Park a dit douter de la «récente épiphanie» du parti de M. Brown, habituellement favorable aux privatisations mais qui s’est positionné contre la vente d’Hydro One. Elle a critiqué du même souffle l’«idéologie» des néo-démocrates d’Andrea Horwath qui, selon elle, «se met en travers de toute discussion possible». «L’opposition veut nous ramener à l’ère du charbon», a-t-elle insinué.

Les deux partis d’opposition font campagne sur les tarifs d’électricité qui ont plus que doublé en Ontario depuis une décennie sous l’égide des libéraux. Mais ni le Parti PC, ni le NPD n’a évoqué jusqu’ici la remise en service des centrales électriques au charbon de la province.

«Qu’est-ce qui va donner l’avantage à votre entreprise pour les prochains 50 ans?», a lancé Mme Wynne devant un auditoire d’entrepreneurs locaux. «Un service de transport régional GO qui transformera la région métropolitaine? De nouvelles routes comme le prolongement de la 407 vers l’est qui sera inauguré ce printemps? Ou conserver 100% d’Hydro One? Vous connaissez ma réponse.»

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org |@fpdufault

 http://www5.tfo.org/onfr/loi-8-oshawa-sur-le-radar-de-wynne/ 

 

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Message de la députée provinciale à Oshawa, Jennifer French, concernant son appui à notre désignation 

PUBLIÉ LE 23 avril 2015

 
‘’Oshawa est une communauté riche et diversifiée et j’ai hâte d’avoir l’occasion de reconnaître et de célébrer notre désignation en vertu de la Loi sur les services en français. Je suis honorée de faire partie du processus et d’avoir la chance d’apporter mon soutien à tous ceux et celles qui ont tant lutté pour cette désignation. 

Tous les Ontariens et Ontariennes méritent l’égalité d’accès aux services publics et ceci est une étape importante dans cette direction pour Oshawa. Ça a été un voyage long et ardu pour notre communauté francophone grandissante et je suis heureuse de voir que leur engagement va finalement être reconnu’’, a déclaré Madame French.

“Pendant de nombreuses années, la communauté francophone de Durham a essayé d’obtenir l’appui de leurs politiciens locaux pour une demande de désignation en vertu de la Loi sur les services en français. Le NPD a promis durant la dernière campagne électorale que, si il était élu, nous serions en faveur de la demande et allions travailler pour son approbation rapide.  La présente désignation n’est pas pour l’ensemble de la région, mais c’est tout de même un grand pas dans la bonne direction.  Vous avez jusqu’au 25 mai pour soumettre des commentaires, ne manquez pas votre chance’’, a déclaré Gélinas.

 http://www.jenniferfrench.ca/statement-by-mpp-french-and-ndp-francophone-affairs-critic-france-gelinas-on-oshawas-french-designation/

 


Durham: les francophones à la case départ

PUBLIÉ LE 26 févrIER 2015

    

EXCLUSIF

 

OSHAWA - La communauté francophone de Durham fait marche arrière. Elle renonce à une désignation de la région en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario pour concentrer ses efforts sur la Ville d’Oshawa, selon ce qu’a appris#ONfr.      

Les francophones de cette région-dortoir à l’est de Toronto reviendraient dorénavant à leur projet initial de 2009, qui se limitait à faire entrer Oshawa dans le cercle des municipalités où les services en français sont garantis par la loi provinciale.   

La démarche avait évolué au cours des six dernières années jusqu’à vouloir assurer la pérennité des services en français sur l’ensemble du territoire de la municipalité régionale de Durham, qui est composée d’un total de huit entités municipales.   

«Nous avons revu le dossier concernant le statut de Durham. Nous souhaitons maintenant mettre nos efforts uniquement sur Oshawa, et avons transmis cette demande à l’Office des Affaires francophones (OAF)», confirme à#ONfrSylvie Landry, présidente de l’Assemblée des communautés francophones de l’Ontario (ACFO) de Durham-Peterborough.   

Pour obtenir sa désignation, une région doit en principe compter au moins 10% de francophones ou dans les centres urbains, un totale de 5000 francophones. Un seuil qui ne correspondait pas à la réalité géographique de la région de Durham, composée de plus de 600 000 résidents, dont environ 12 000 francophones, mais qui pouvait à priori permettre une «désignation discrétionnaire» sur le modèle de celle de Kingston en 2009.   

Procédures laborieuses     

Principale raison pour ce retour à la case départ?   

La lassitude des procédures laborieuses pour faire de Durham la 26e région désignée en vertu de la Loi 8 de 1986. En octobre 2013, le conseil de la municipalité régionale avait décidé de ne pas prendre une décision dans le dossier, demandant à Queen’s Park de dévoiler les coûts anticipés pour cette désignation. La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, s’était alors contentée de renvoyer la balle aux élus municipaux dans la gestion du dossier. 

«Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras», glisse le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Denis Vaillancourt. Fort de ses 4000 francophones pour une population d’environ 140 000 résidents, la municipalité d’Oshawa représente «une chance beaucoup plus forte» de désignation pour le responsable de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens.   

Cette attente reste en tout cas une injustice aux yeux de Mme Landry: «La municipalité de Peel, à l’ouest de Toronto, est composée de plus d’un million de résidents. Mississauga et Brampton, deux de ses trois municipalités, y sont désignées. Dans le cadre de la région de Durham, les municipalités attendent toujours.»   

L’ACFO-DP est d’avis qu’une désignation d’Oshawa pourrait «susciter l’intérêt» dans les sept autres municipalités de la région de Durham. «Nous avions besoin de l’appui de 29 conseillers régionaux pour appuyer la désignation de Durham. C’était beaucoup trop et ça a ralenti le processus. Le fait de cibler uniquement Oshawa va faciliter les choses», croit à cet égard, Mme Landry.   

Une loi à revoir?     

Un appui des conseillers préalable à la désignation, c’est justement ce qui fait sourciller M. Vaillancout qui souhaite un nouveau mode de désignation. «Le gouvernement doit être plus proactif et encourager une démarche plus fluide. Il y a véritablement une faiblesse du règlement lequel repose beaucoup sur des appuis.»   

Interrogée à ce sujet par #ONfr, la ministre Meilleur reste inflexible: «Est-ce que la loi doit être revue? Ce n’est pas mon opinion pour l’instant. Il y a des mesures (d’exception) que nous avons mises en place, comme vous l’avez vu à Kingston et comme vous le verrez probablement à Durham. Je ne pense pas qu’il y a lieu, pour l’instant, de revoir la loi.»   

Mme Meilleur avoue que la situation à Durham était «complexe». Elle rappelle que «le président de la municipalité régionale n’était pas d’accord». Un projet format réduit aura plus de chances de rallier les appuis nécessaires, à son avis.   

Un changement de député à Oshawa pourrait aussi aider la cause des francophones de l’endroit, selon la ministre. La nouvelle élue néo-démocrate Jennifer French serait beaucoup plus ouverte à une désignation en vertu de la Loi 8 de 1986 que ne l’était son prédécesseur, le progressiste-conservateur Jerry Ouellette.   

Un projet trop ambitieux?     

Madeleine Meilleur avait encouragé la communauté francophone de Durham à voir grand au moment de la demande initiale concentrée uniquement sur Oshawa en 2009.   

Si du côté de l’ACFO-DP, on multiplie à#ONfr les «remerciements» pour la ministre, le ton est quelque peu plus sec du côté de la critique aux Affaires francophones néo-démocrate, France Gélinas. «Je ne sais pas pourquoi (Mme Meilleur) a fait ça. L’histoire nous dira que l’avis qu’elle leur a donné ne les a pas bien servis. Ça leur a fait perdre cinq ans. Ils n’en sont pas venus à bout comme ça.»   

La députée de Nickel-Belt enfonce même le clou sur la loi actuelle: «C’est discriminatoire et réducteur. Ça fait passer pour les régions des étapes qui sont complètement inutiles et qui n’ont rien à faire avec la loi. C’est une loi provinciale qui ne s’applique pas aux municipalités. Pourquoi les faire passer à travers toutes sortes d’étapes très difficiles qui demandent beaucoup de temps, d’efforts, d’énergies et de ressources et qui ne servent à absolument rien sauf donner l’occasion de mettre des barrières.»   

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

http://www5.tfo.org/onfr/durham-les-francophones-a-la-case-depart/   

 

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FRANCOPHONIE EN ACTION VERS LA DÉSIGNATION !

 

Le comité chargé du dossier Désignation a été mis sur pied en 2009 afin de préparer une demande de soumission à présenter au ministère des Affaires francophones afin d'ajouter la ville d'Oshawa et/ou la région métropolitaine d'Oshawa à la liste des régions désignées selon la Loi sur les services en français.  

L'ACFO-DP a préparé un document à présenter à l'Office des Affaires francophones le 12 août 2009, aux organismes francophones de la communauté afin d'obtenir leur appui.  Le projet de désignation bilingue de la ville d'Oshawa et/ou de la région métropolitaine d'Oshawa a été présenté à l'Office des Affaires francophones par l'ACFO Durham-Peterborough au nom de la communauté francophone de la région métropolitaine d'Oshawa le 27 août 2009.  Une présentation du suivi de ce projet a été faite à la communauté entière le 14 novembre 2009.  En 2011 la région désignée a été changée à la région municipale de Durham. 

Les présentations ciblées et pointues faites par les membres de la délégation de plusieurs organismes ont largement influencé les démarches pour que notre région de Durham soit considérée bilingue. Avec un OUI unanime sorti de la bouche de tous les maires et conseillers présents lors de la réunion du conseil régional le 12 décembre 2012, le dossier fut transféré à l'administration de la région pour examiner les coûts des services qui seront offerts en français une fois que la région sera désignée. 

Une rencontre a eu lieu le 18 janvier 2013 entre les membres de l'administration de la région de Durham et les représentants des quelques organismes francophones pour déterminer les services qui seront affectés et dans quel palier de gouvernement.  L'administration de la région de Durham a remis son rapport à la réunion du sous-comité des Finances et Administration ainsi que celui de Santé et Services sociaux en mai 2013. 

L'ACFO-DP continue ses démarches et ses rencontres politiques pour obtenir encore plus d'appui.  Daniel Cayen, sous-ministre de l'Office des affaires francophones et toute son équipe apportent un soutien et une aide considérable en fournissant des données et des informations précieuses afin de mieux répondre aux questions et aux besoins du comité des finances. 

Depuis ce temps l'ACFO-DP continue à présenter ce projet aux représentants des gouvernements provincial et fédéral de la région de Durham de même qu'au maire de la ville d'Oshawa afin d'avoir leur appui et continuer à assurer un suivi auprès de l'Office des Affaires francophones. 

Continuons à être positifs et confiants en sachant qu'il y aura toujours des obstacles et des péripéties sur ce nouveau chantier.

 

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